Atelier "Approche de la Médecine Traditionnelle Chinoise"

Résumé de l'Approche - Ce qui suit a été développé lors de l'Atelier

 

La médecine traditionnelle chinoise est un art de la prévention.

 

Elle est hygiène devie. Elle tisse un regard inédit sur le corps humain.

 

On devient poète et on se met à aimer nos points d’acupuncture qui sont autant de vallées profondes, de ruisseaux rebondissants, de collines.

 

On devient géomètre et on se met à compter sur nos points.

 

Pour faire le point, le chinois compte le corps en cun c'est-à-dire en pouce.

 

On devient paysan, artisan, artiste, savant.

 

La tradition c’est avant tout, des sages, des médecins, de grands êtres, toute une lignée pour nous relier.

Il y a les vieux manuscrits, le Huang Di Nei Jing, traité interne de l’empereur Jaune. Dans ce livre, le chef de clan Huang Di pose des questions essentielles à son médecin, le docteur Bo.

 

L’essentiel c’est l’essence, la simplicité même.

 

Pourquoi la fièvre ? Pourquoi un enfant ne mange pas ?

 

La tradition n’est pas une technique, une mode, un courant. Elle a 6000 ans, 20 000 ans. Elle n’est pas née d’un seul être mais d’une multitude.

 

Il y a aussi le Shang Han Lun, ce grand traité du docteur Zhang Zhong Jing qui évoque tous les chocs du froid qui nous ont glacé le sang. Il suffit de penser à ce bébé baigné dans un liquide amniotique à 36° degré qui se retrouve nu, hurlant, gelé dans un air tiède, 20°, 22°.

 

Il y a aussi la première encyclopédie de la pharmacopée rédigé par un médecin qui a passé 27 ans à parcourir la Chine pour compiler les plantes, les racines, les écorces, les champignons et cet autre médecin qui a bataillé des années pour réaliser les premières statues pour localiser les points et les méridiens.

 

Qui boit de l’eau pense à la source, à tous ces êtres qui font que nous ne sommes pas les premiers à éprouver, à expérimenter, à souffrir.

 

Humus, humilité, nous voilà tous reliés à la terre et notre outil, notre matière première, notre seul et unique laboratoire est le corps.

 

Les points, les méridiens, le coeur, les reins sont à découvrir et à sentir dans son propre corps. Le dao ou tao, la voie, le chemin, le soin passe toujours par les points, les plantes et la pratique des disciplines énergétiques chinoises : le qi gong gong pour les gestes, le tai ji pour la mise en mouvement, le ba gua pour les étirements (l’art martial les moines du temple de Shao Lin), les mudras, ces jeux de doigts pour développer le toucher, la main de l’humain.

 

Caroline Damour.

Association Au Centre du Souffle. Biarritz

 

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