Atelier« Alimentation adaptée à l’être humain et compatibilités alimentaires »

 

 

Résumé de l'Atelier du 11 Décembre 2013

Animé par Remi Lussiez - Naturopathe

 

« Alimentation adaptée à l’être humain

et compatibilités alimentaires »

 

1 / Commençons par un voyage à l’intérieur de notre tube digestif, ce lieu où tant de choses se passent pour transformer du « monde extérieur » (les aliments) et en extraire de quoi constituer et entretenir notre organisme.

 

 

Le tube digestif commence par la bouche, qui nous sert à mastiquer pour réduire la taille des aliments, et à insaliver, pour une action digestive que nous verrons plus tard, et pour lubrifier le bol alimentaire (somme des aliments pris lors d’un repas).

 

Vient ensuite l’œsophage, qui, par ses contractions régies par le système nerveux autonome (indépendant de notre bon vouloir), amène les aliments mâchés dans l’estomac.

 

Cette « poche » de dimensions variables en fonction des individus et de son taux de remplissage, a deux grandes fonctions. En plus du brassage des aliments, l’estomac désinfecte le bol alimentaire et effectue la première étape de digestion des protéines.

 

Le duodénum vient ensuite, où le bol alimentaire va là aussi séjourner, et subir l’action de la bile (émulsification des graisses, c'est-à-dire homogénisation avec les reste du bol alimentaire) produite par le foie et stockée dans la vésicule biliaire. La bile a aussi pour rôle de ramener le pH du bol alimentaire à 8, alors qu’il était de 3 dans l’estomac !

Dans le duodénum se déversent également les différents sucs pancréatiques, chacun affectés à la digestion des macro-nutriments (protéines, lipides et glucides).

 

On continue avec l’intestin grêle où les processus digestifs se terminent, et où les nutriments passent dans le sang pour être distribués, stockés, …

 

Enfin, le côlon termine notre tube digestif, et prépare l’évacuation des déchets restants.

 

2 / Où se digère un abricot ? Un morceau de saumon ? Une cuillère de riz ? Chaque aliment, en fonction du macronutriment qu’il contient en plus grande proportion, nécessite un processus de digestion différent. Et dans des lieux différents.

 

Ainsi, l’abricot qui ne resterait seul dans l’estomac que 30 minutes, se voit contraint d’y passer 4 heures au moins s’il est pris dans un repas avec le saumon… Les vitamines fragiles sont dégradeés, les sucres fermentent et produisent de l’alcool…

 

3 / On aborde ensuite l’aspect « régime alimentaire ». En étudiant les différents modes d’alimentation chez les animaux, on distingue des catégories.

 

Les carnivores sont pourvus de canines longues, pour mettre à mort et déchiqueter la viande. Leur foie largement dimensionné élimine efficacement de grandes quantités d’acide urique et leur intestin court leur permet un transit rapide, pour ne pas réabsorber les toxines de la viande qui se putréfie.

 

Les herbivores qui se nourrissent de plantes riches en cellulose mais pauvres en termes de densité nutritionnelle. Leurs molaires développées, et leur intestin très long permettent d’en extraire le maximum.

 

Les frugivores ont un intestin de taille moyenne, des mains pour cueillir, un foie peu puissant. Ce sont les grands singes.

 

Les granivores sont dotés d’un jabot pour dextriniser les graines, et d’un gésier pour en y mettant des cailloux, concasser le grain.

 

Le concept d’omnivore nous parle de beaucoup d’espèces, de l’écureuil au renard roux. C’est plus un comportement lié au milieu, qu’une spécificité anatomique.

 

Ainsi, et contrairement à ce que l’on nous enseigne à l’école, les êtres humains ne sont pas des omnivores, par nature, mais bien des frugivores. Notre alimentation omnivore est une adaptation au changement de milieu.

Les contrées que nous occupons et la vie que nous menons sont éloignées en beaucoup de points de celles de notre origine. Froid, travail, stress, … nous imposent de nous adapter.

 

4/ C’est pour cela que nous tolérons dans l’assiette santé une part d’aliments non-spécifiques à l’être humain, mais nécessaires pour « tenir le coup ». En plus des quelques aliments indispensables (fruits frais, secs et séchés, légumes, champignons) nous utiliserons notamment les céréales complètes, certains poissons, le sucre complet, … et d’autres.

Par contre nous éviterons au maximum ceux que nous nommerons les « interdits » : Viande rouge, alcool, café, produits laitiers de vache…

 

Reste ensuite à associer correctement ces aliments, en suivant les préceptes de Shelton, ou un modèle plus simple mais qui assure également une bonne disgestion.

Ainsi, nous différencierons les repas à base de sucres (miel, fruits, …) qui seront sans protéines et sans amidons.

Si on ajoute que la tomate est un fruit, on se rend compte que nos repas d’été ne sont pas si légers que l’on croit ! Pas de panique, ce modèle est facile à suivre, rassasiant, et constitue une base pour le quotidien qu’il est nécessaire d’oublier pour se faire plaisir ponctuellement.

 

Nous avons développé tout ceci lors de l’atelier de biogintza du 11 décembre 13.

 

 

Rémi Lussiez - Naturopathe 

Tel : 06 82 53 08 99